Avène répond à la polémique UFC-Que Choisir

L’UFC-Que Choisir a mis en avant dans son numéro de février la présence de nanoparticules dans la composition de plusieurs produits de consommation courants, ainsi que la non-conformité de ces produits par rapport à la législation sur l’étiquetage des nanomatériaux. En effet, la législation oblige les entreprises agroalimentaires ou cosmétiques à mentionner la présence de nanomatériaux sur les étiquettes. Sur la liste des produits épinglés figurent par exemple les M & M’s Peanuts (Mars Chocolat France), la soupe Poule au pot déshydratée (Groupe Casino), le déodorant Sanex Natur 48h (Colgate-Palmolive), ou encore le stick à lèvres nourrissant Avène Cold Cream.

 

Mais qu’est-ce que les nanoparticules ?

La définition proposée en 2011 par la Commission européenne pour un « nanomatériau » est qu’il s’agit d’un « matériau naturel, formé accidentellement ou manufacturé contenant des particules libres […] entre 1 nm et 100 nm », soit un millionième d’une tête d’épingle. Malheureusement, il est extrêmement difficile d’évaluer les impacts des nanomatériaux sur l’homme : aujourd’hui, aucune méthode de test normalisée (à la fiabilité validée) n’existe.

 

La réponse d’Avène

Avène, pour son stick à lèvres Cold Cream est accusé d’avoir introduit des nanoparticules de dioxyde de titane. Sa réponse est que le stick lèvres Cold Cream, qui est dans le collimateur de l’UFC-Que Choisir, « ne contient pas de nanomatériau au sens de la Réglementation Européenne sur les cosmétiques », comme le prouvent les certificats délivrés par leurs fournisseurs de matières premières. Pas d’obligation dans ce cas de mentionner la présence de nanoparticule dans la composition du produit qui figure sur l’étiquette.

 

Dr Xavier MOSNIER-THOUMAS